Mis à jour le 5 janvier 2026 par Moh F
Le contentieux électoral pour les législatives 2025 en Côte d’Ivoire a débuté après la proclamation solennelle des résultats provisoires par la CEI. Candidat dans la circonscription de Tiassalé, Tiémoko Assalé revendique la victoire, alors que son adversaire a été proclamé vainqueur du scrutin par la commission électorale indépendante.
Le contentieux électoral pour les législatives 2025 en Côte d’Ivoire sont particulièrement suivies par les ivoiriens. Cette année, très peu de candidats ont saisi le Conseil Constitutionnel pour contester les résultats des législatives. Si le contentieux électoral des législatives 2025 suscite tant d’intérêts, c’est en partie due à la requête déposée par Tiémoko Assalé, le député sortant de la circonscription de Tiassalé. Maire de ladite localité, le journaliste ivoirien, par ailleurs président de parti politique, a rejeté les résultats proclamés par la commission électorale indépendante, après le scrutin du 27 décembre dernier en Côte d’Ivoire.
Revendiquant la victoire, le candidat ADCI a soumis une requête auprès du Conseil Constitutionnel, seule instance habilitée à trancher dans cette élection législative. En attendant le verdict de l’instance juridique, Jean Bonin n’a pas manqué de réagir aux récentes démarches entreprises par Tiémoko Assalé pour remettre en cause la victoire de son adversaire politique. Pour le juriste ivoirien, «Le Conseil constitutionnel n’est pas un organe disciplinaire chargé de sanctionner des fautes. Il est le garant de la sincérité du suffrage.
C’est pourquoi il n’annule ou ne corrige les résultats que lorsque les irrégularités constatées sont substantielles, répétées ou massives, et susceptibles d’avoir altéré la volonté réelle des électeurs, conformément à une ligne jurisprudentielle désormais bien établie.». Jean Bonin a également déploré les dernières sorties sur la toile de Tiémoko Assalé après les résultats des législatives : «Dans une démocratie constitutionnelle, les réseaux sociaux, la rue et l’émotion ne proclament pas les élus. Seul le droit tranche. Attendre la décision du Conseil constitutionnel n’est ni une faiblesse ni une manœuvre.
C’est le respect élémentaire de l’État de droit. Celui qui a réellement gagné n’a rien à craindre du juge. De même, celui qui a perdu ne gagnera rien à disqualifier par avance l’institution. En Côte d’Ivoire, la crédibilité du processus démocratique repose sur une exigence simple : la soumission de tous, majorité comme opposition, à la vérité juridictionnelle.», a souligné Jean Bonin.

