Mis à jour le 8 janvier 2026 par Elaj Doumia
Le débâcle du PDCI RDA aux élections législatives alimente les débats. Le parti compte désormais une trentaine d’élus à l’Assemblée Nationale, contre une soixantaine sous l’ancienne composition de l’Hémicycle. Pour le vice-président Séri Bi N’Guessan, Tidjane Thiam doit entreprendre des actions urgentes pour la préservation du parti.
Le débâcle du PDCI aux élections législatives en Côte d’Ivoire interpellent. Après avoir boycotté la présidentielle du 25 octobre dernier, le parti a décidé d’aller aux élections législatives de fin décembre en Côte d’Ivoire. Privé du soutien de son allié du front commun, le PDCI RDA affiche une regression importante en termes d’élus à l’issue de cette élection législative. Le parti compte désormais 32 élus au parlement, contre une soixantaine par le passé. Vice-président du parti, Seri Bi N’Guessan a égrené plusieurs raisons qui expliquent ce débâcle du PDCI aux élections législatives du 27 décembre dernier :
«Cette chute n’est pas une fatalité historique. Elle constitue une rupture politique, un signal clair qui impose une réflexion lucide et courageuse. Les résultats enregistrés à Yamoussoukro renforcent ce constat. Le PDCI-RDA y a disparu de toutes les circonscriptions y compris rurales, dans ce qui était perçu comme un bastion naturel du parti. Perdre le fief personnel du Président du parti n’est pas un revers ordinaire ; c’est un message politique sans équivoque. Il révèle un fossé entre un ancrage réel à la base et les illusions véhiculées par les cyberacticistes sur les réseaux sociaux.
Cette situation ne peut être expliquée uniquement par l’adversité extérieure. Elle s’enracine aussi dans des choix de gouvernance internes. La succession du Président Henri Konan Bédié, moment historiquement sensible, s’est opérée dans la tension et la précipitation, avec la marginalisation progressive de cadres expérimentés… C’est dans ce contexte qu’il faut situer le cas du Professeur Maurice Kakou Guikahué. Il ne s’agit pas de défendre un homme, mais de défendre le parti. L’exclusion d’un député sortant dans son fief, la division des voix, puis la perte du siège n’ont pas été la défaite d’un individu, mais celle du PDCI-RDA.
Plus préoccupant encore, certains ont semblé applaudir cette défaite personnelle davantage que celle du parti, comme si une sanction de vengeance valait mieux qu’une victoire politique. Ce glissement révèle une fragilisation inquiétante de la conscience militante.», a déclaré le responsable politique dans sa lettre ouverte adressée au président du parti. Face à ce débâcle du PDCI aux élections législatives, le vice-président appelle à un changement d’approche : «Il faut restaurer la cohésion interne en engageant un dialogue inclusif urgent pour une réconciliation vraie.
Une telle approche houphouëtiste serait une chance réelle de renaissance. Excellence Monsieur le Président, nous continuerons de nous adresser à vous, encore et encore, avec constance, dans l’espoir que les tribunes statutaires s’ouvrent afin de mettre un terme à des interpellations qui pourraient, à tort, être qualifiées de contre-disciplinaires.», explique Seri Bi N’Guessan.

