Mis à jour le 12 janvier 2026 par Moh F
La dissolution de la FEMAFOOT est sur toutes les lèvres depuis l’élimination des aigles du Mali en quarts de finale de la CAN. Malgré un effectif bien fourni, la sélection malienne ne fera mieux qu’en 2023, à savoir dépasser le cap des quarts de finale.
La dissolution de la FEMAFOOT est de plus en plus évoquée au Mali, après l’élimination à la CAN 2025. Le parcours des aigles a été freiné en quarts de finale par les Lions de la Teranga, le week-end dernier en coupe d’Afrique. Outre l’élimination, les aigles du Mali n’ont pas proposé grand-chose au cours du jeu face au Sénégal. Face aux difficultés que traverse le football malien, plusieurs sont favorables à une dissolution de la FEMAFOOT, qui est la fédération malienne de football. C’est le cas de l’artiste Mokobé pour qui une profonde restructuration de l’équipe nationale malienne passe inexorablement par une démission des instances dirigeantes du football malien :
«Nous sommes profondément déçus par la fédération Malienne. Il est temps de reconnaître que les choses ne fonctionnent pas et que la dissolution est la seule issue. Il faut reconstruire avec nos légendes et des personnes prêtes à se battre pour des trophées et pour valoriser le football malien.», déclarait l’artiste Mokobé il y’a de cela quelques heures. Pour Momo Sissoko, ex-international malien, il faudrait plutôt tempérer les ardeurs et se donner la main pour le rayonnement du football malien : «Dans ce contexte de forte émotion, j’appelle au calme, à la retenue et à l’unité. Les moments de déception doivent rester des temps de réflexion constructive, non de division.
Cette élimination met en lumière des enjeux structurels importants : l’absence d’une stratégie claire à court, moyen et long terme, ainsi qu’un besoin accru de transparence et d’implication de l’ensemble des acteurs du football malien. Je tiens également à remercier tous ceux qui œuvrent quotidiennement, souvent dans l’ombre, pour le développement du football malien. Malgré les difficultés, l’avenir doit être envisagé avec confiance. Le Mali regorge de talents et de passion. En tirant les enseignements de cette campagne et en engageant des réformes sincères et inclusives, un nouveau cycle porteur d’espoir peut s’ouvrir. Le temps est à la lucidité, au dialogue et à la construction.», a indiqué l’ancien joueur malien.

