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Damana Pickass arrêté au Ghana après 8 ans d’exil

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Damana Adia Pickass, l’un des fervents militants de l’aile dissidente du FPI, a été mis aux arrêts ce lundi en fin d’après-midi par les services d’Interpol au Ghana. A l’instar de plusieurs barons de l’ancien régime, il a avait pris le chemin de l’exil durant la crise post-électorale ivoirienne qui a fait officiellement 3000 morts.

Après huit années d’exil au Ghana, Damana Pickass a été mis aux arrêts ce 25 janvier 2019 selon une source proche de l’ancien régime. Comme de nombreuses pontes de l’ancien régime présidentiel, ce fervent militant du Front populaire ivoirien s’était réfugié au Ghana voisin. Malgré l’exil, il était très actif sur les réseaux sociaux en ce qui concerne la vie politique ivoirienne.

Suite à une série d’attaques armées perpétrée depuis l’extérieur selon le gouvernement ivoirien, le nom de Damana Adia Pickass avait été cité parmi les présumes commanditaires de ces attaques à répétition en Côte d’Ivoire. Selon les informations que nous avons reçues, le porte-parole de Laurent Gbagbo, l’ancien ministre du budget Koné Katinan, serait intervenu pour que Damana Pickass soit remis en liberté, mais sans succès.

Pour l’heure, le militant pro-Gbagbo est toujours entre les mains des autorités ghanéennes, le service Interpol du Ghana pour être plus précis. Si les charges à Abidjan contre lui sont confirmées, alors le gouvernement pourrait très bien introduire une demande d’extradition afin qu’il soit remis aux autorités ivoiriennes, un scénario qui n’est pas encore évoqué en l’état actuel des choses.

Officiellement, les raisons de son arrestation restent inconnues, mais tout laisse penser qu’elle serait en rapport avec la série d’attaques armées perpétrée en Côte d’Ivoire il y’a plus d’un an. D’après les informations dont nous disposons auprès des proches du militant interpellé, le service Interpol du Ghana aurait déjà contacté Abidjan et serait dans l’attente de possibles instructions.

Durant le second tour de la présidentielle, Damana Pickass s’était illustrée d’une manière peu convenante en interrompant en direct la proclamation des résultats du deuxième tour du scrutin présidentiel de 2010. Comme de nombreuses figures de l’ancien régime, il avait rejoint l’exil pour échapper selon lui à une possible arrestation du nouveau régime.

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