Last Updated on 2 mars 2026 by Firmin Agbé
L’activiste Ibrahim Zigui s’est adressé via une lettre ouverte à la Présidente du Conseil Constitutionnel en Côte d’Ivoire. En prison depuis des mois pour offense à la présidente de la Haute Juridiction, l’activiste s’est fondu en excuses et sollicite désormais la clémence de Chantal Camara, dans l’espoir d’une proche libération.
Ibrahim Zigui présente ses excuses à la présidente du Conseil Constitutionnel en Côte d’Ivoire. Incarcéré depuis des mois, l’activiste s’est adressée via une lettre ouverte à la présidente de la plus Haute juridiction du pays. Fin août, alors que le Conseil Constitutionnel était attendu sur la proclamation de la liste des candidats retenus à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, l’activiste prenait la parole dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, adressant des mises en garde à la Haute juridiction ivoirienne. Il sera par la suite interpellé pour offense à Chantal Camara, la présidente du Conseil Constitutionnel en Côte d’Ivoire.
Dans une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux, Ibrahim Zigui sollicite la clémence de Chantal Camara, après ses propos déplacés tenus il y’a quelques mois : «Courant fin Août 2025 et à la veille de la proclamation de la décision sur la validation des candidats à l’élection présidentielle, j’ai publié sur les réseaux sociaux une vidéo impliquant le Conseil Constitutionnel et sa Présidente. Aujourd’hui, avec beaucoup de recul, je réalise que cette vidéo était très déplacée et même irrespectueuse à l’égard de la Présidente du Conseil Constitutionnel et n’avait pas lieu d’être faite.
Je viens très sincèrement présenter mes excuses au Conseil Constitutionnel et surtout demander pardon à sa Présidente, Mémé Chantal Camara. Je présente également mes sincères excuses aux Autorités ivoiriennes ainsi qu’à toute la population ivoirienne que j’ai blessée avec mes publications. En cette période de pénitence chrétienne et musulmane, je prie Dieu que Mémé Chantal Camara accorde son pardon à son petit-fils que je suis.», a déclaré l’activiste. L’authenticité de la lettre a été confirmée par son nouvel avocat, Me Dadjé Rodrigue. L’espoir d’une remise en liberté est peut-être proche avec cette lettre d’excuse de l’activiste.





