Les supposées affaires de corruption au PPEF, Pôle économique et financier selon le média Jeune Afrique, a suscité diverses réactions. Face à la polémique qui prend de l’ampleur, le ministre ivoirien de la justice, garde des Sceaux, a dénoncé des affirmations qui ne ‘‘reposent sur aucun fondement’’.
La supposée affaire de corruption au PPEF révélée par Jeune Afrique alimente toujours la polémique en Côte d’Ivoire. Selon les révélations du média africain, plusieurs personnalités issues du pôle pénal économique et financier ivoirien auraient été épinglées par le FBI, dans le cadre de plusieurs enquêtes pour corruption. Toujours selon le média, des enquêtes seraient en cours, menées par la gendarmerie et la police, au sein du PPEF, instance judiciaire chargée de la lutte contre la criminalité financière en Côte d’Ivoire. Face aux révélations sur cette affaire de corruption au PPEF mise au grand jour par Jeune Afrique, la réaction du ministère de la justice ne s’est pas fait attendre.
Dans un communiqué officiel, le ministre Sansan Kambilé, garde des Sceaux et ministre de la justice en Côte d’Ivoire, réfute les révélations faites par le média, concernant les cas de corruption au pôle pénal économique et financier de Côte d’Ivoire : «Un article de l’hebdomadaire Jeune Afrique publié le vendredi 30 octobre 2026, a fait état de la mise à jour d’un réseau de corruption et d’extorsion de fonds au Pôle Pénal Économique et Financier, de la conduite par la Gendarmerie nationale, sur la base d’informations fournies par le FBI, d’une enquête intéressant des membres dudit Pôle et de la découverte de trois comptes bancaires à l’étranger liés à ce prétendu réseau. Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, ministère de tutelle du Pôle Pénal Économique et Financier, réfute fermement les affirmations de cet article, qui ne reposent sur aucun fondement.
Il tient à indiquer qu’aucun service américain n’a saisi l’Etat de Côte d’Ivoire d’une telle affaire et qu’à ce sujet, il n’existe aucune enquête en cours au Pôle Pénal Économique et Financier, conduite par la Gendarmerie nationale, qui expliquerait, comme le prétend Jeune Afrique, la présence d’agents du FBI en son sein.», explique le ministre ivoirien chargé de la Justice. Si les autorités judiciaires ivoiriennes admettent bel et bien la présence du FBI en Côte d’Ivoire, elles affirment toutefois que cette présence n’est aucunement liée à la supposée corruption au PPEF révélée par Jeune Afrique entre ses colonnes. Selon le ministre Sansan Kambilé, la présence du FBI s’explique dans le cadre d’une coopération entre juridictions ivoiriennes et américaines, dans la lutte contre le blanchiments de capitaux et la sextorsion :
«La présence des agents du FBI s’inscrit dans le cadre de la coopération entre juridictions, qui a abouti à la création d’une Task force entre le Pôle Pénal Économique et Financier, ses enquêteurs, les procureurs américains et des agents du FBI chargés de la lutte contre la sextorsion et le blanchiment de capitaux. La création de cette Task force a permis la résolution de plusieurs affaires de sextorsion, dans lesquelles les victimes, dont certaines se sont suicidées, sont américaines.», indique le ministre Sansan Kambilé.






