Last Updated on 23 avril 2026 by Valaire S
Vincent Toh Bi Irié appelle à un audit de la commission électorale indépendante en Côte d’Ivoire. Ancien préfet d’Abidjan, il avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre dernier en Côte d’Ivoire, une élection à laquelle il ne participera pas, faute d’avoir collecté le nombre de parrainages requis par région.
Vincent Toh Bi Irié souhaite un audit de la commission électorale indépendante sur les cinq dernières années. En dépit des nombreuses réformes qui ont été mises en place ces dernières années, une partie de l’opposition ivoirienne continue de jeter le discrédit sur l’impartialité de la CEI. Plusieurs opposants avaient appelé à une nouvelle réforme de la commission électorale qui depuis quelques années, n’est plus dirigée par un responsable de parti politique, mais une personnalité issue du domaine judiciaire. Si les réformes mises en places sont à saluer, elles restent encore insatisfaisantes selon l’ancien préfet de la ville d’Abidjan.
A la tête d’un mouvement citoyen, Vincent Toh Bi Irié souhaite de nouvelles réformes, prenant en compte un audit de la commission électorale indépendante sur les cinq dernières années : «Quelle a été l’utilité de dépenser 270,5 milliards de FCFA en 5 ans, dans un pays où personne ne croit aux élections. Je dis bien personne. Si nous soulevons régulièrement les questions électorales , c’est aussi parce que la vie d’un pays, dans une démocratie, commence par les élections : la légitimité des institutions, le renouvellement des élites politiques sans violence, la justice, la transparence, la paix, le pouvoir de sanction du peuple par le vote. S’il n’y a pas d’élections autour desquelles il y a un minimum de consensus national, il n’y aura pas d’amélioration de la gouvernance.
Avant d’aller plus loin, il faut tout réformer. Mais il faut certainement commencer par un audit total et complet de la CEI sur ces 5 dernières années. Autant d’argent dépensé a-t-il bâti un contrat de confiance entre les Ivoiriens et les élections ? Avons-nous pu constituer une expertise électorale qui permettra à la Côte d’Ivoire d’éviter d’incessantes crises? Quels équipements avons-nous acquis ? Quelles sont les parts allouées au personnel ? Ce personnel est-il suffisamment qualifié et approprié ou est-il juste un personnel pléthorique d’une institution ? Quelles leçons tirons-nous de nos façons de faire les élections ?», a déclaré l’ancien préfet d’Abidjan.






