Last Updated on 2 avril 2026 by Valaire S
Un projet de révision de la Constitution au Cameroun suscite actuellement la polémique. Le Président Paul Biya envisage de modifier certaines dispositions de la Constitution Camerounaise, renforçant un peu plus ses pouvoirs. Parmi les privilèges du président camerounais, la désignation du vice-président.
La révision de la Constitution au Cameroun est un projet qui suscite la controverse. Le président camerounais envisage de modifier plusieurs dispositions de la Constitution camerounaise en cours. Pour certains observateurs, ces nouvelles dispositions visent à renforcer le pouvoir de l’exécutif aux commandes depuis 1982. Ce nouveau projet de révision de la Constitution au Cameroun prévoit notamment de laisser les mains libres au président Paul Biya pour la désignation du vice-président de la République : « Le Président de la République nomme le Vice-Président, le Premier Ministre et, sur proposition de ce dernier, les autres membres du Gouvernement. Il fixe leurs attributions; Il met fin à leurs fonctions; Il préside des conseils ministériels…
Le Président de la République peut déléguer certains de ses pouvoirs au Vice-Président, au Premier Ministre, aux autres membres du Gouvernement et à certains hauts responsables de l’administration de l’Etat, dans le cadre de leurs attributions respectives.», peut-on lire dans le nouveau projet de révision de la Constitution au Cameroun. Avec ce nouveau projet de loi, la succession de Paul Biya, en cas d’empêchement dans l’exercice de ses fonctions, est assurée par le vice-président, qui, à son tour, peut être succéder par le président du Sénat : « En cas de vacance de la Présidence de constaté par la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas le Conseil d’empêchement définitif dûment Constitutionnel, le Vice-Président achève le mandat du Président de la République.
Si le Vice-président est, à son tour empêché, ou si le poste n’est pas pourvu, un scrutin est organisé en vue de l’élection du nouveau Président de la République, vingt (20) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l’ouverture de la vacance.», peut-on lire dans le projet de réforme constitutionnelle. Avec ce nouveau projet de révision constitutionnel, le Président de la République ne peut être mis en accusation que par deux institutions, l’Assemblée Nationale et le Sénat, à l’issue d’un vote. Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya a rempilé l’année dernière pour un nouveau mandat à la tête du Cameroun.





