L’orpaillage clandestin dans la région du Sud-Comoé a de lourdes conséquences sur de nombreuses rivières. Dans le cadre de la lutte contre ce fléau d’orpaillage illégal, le ministère des eaux et forêts, à travers sa brigade spéciale d’intervention et de surveillance, a mené des opérations de déguerpissements dans la localité de Mouassué. La rivière Boin qui avait été débarrassée des orpailleurs a malheureusement été recolonisé par ces derniers à nouveau.
La lutte contre l’orpaillage clandestin dans la région du Sud-Comoé a connu une nette accélération ces dernières semaines. Plusieurs sites d’orpaillage illégal ont été démantelé par la bridage spéciale de surveillance et d’intervention du ministère des eaux et forêts. Le déguerpissement de ces sites clandestins a été une véritable source de soulagement pour les populations du Sud-Comoé. Malheureusement, certains sites déguerpis sont recolonisés par les orpailleurs clandestins, après le départ de la BSSI. Dans le cadre de ses opérations de surveillance et d’intervention, la BSSI a mené une nouvelle opération de démantèlement d’un site clandestin dans la localité de Mouassué, dans la région du Sud-Comoé.
La rivière Boin, récemment débarrassée des orpailleurs, a été malheureusement recolonisée par ces derniers, poussant ainsi les éléments de la BSSI à une nouvelle intervention. A l’issue de cette opération de déguerpissement de la rivière Boin, plusieurs matériels ont été saisis et détruits par les agents des eaux et forêts. Malheureusement, les orpailleurs ayant recolonisé la rivière Boin pris la poudre d’escampette en direction du Ghana : «Placée sous la conduite du capitaine Kouakou Kouassi Jean, chef de détachement, cette opération visait à mettre fin à la présence d’installations d’orpaillage clandestin sur le cours d’eau. Grâce à l’utilisation d’un drone, les agents ont pu localiser avec précision les sites occupés par les orpailleurs clandestins, malgré les précédentes opérations de déguerpissement menées dans la zone.
Arrivés sur les lieux, les agents ont constaté la reprise des activités. À leur approche, les occupants ont pris la fuite en direction du territoire ghanéen, situé sur l’autre rive de la rivière. Grâce aux moyens nautiques déployés, les éléments de la BSSI ont néanmoins pu accéder à plusieurs installations et procéder à leur destruction. Les équipements implantés sur le sol ivoirien ont également été démantelés. Au terme de l’intervention, quatre dragues huit moteurs deux laveries sept tapis de rétention de minerais ont été détruits. Aucun individu n’a été interpellé et aucune saisie n’a été enregistrée.», rapporte le ministère des eaux et forêts son compte officiel.






