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Algérie : l’élection présidentielle fixée au 4 juillet (président par intérim)

Abdelkader Bensalah, le président désigné pour assurer l’intérim en Algérie, n’a pas tardé à faire d’importantes annonces sur la prochaine présidentielle algérienne. Initialement prévue pour le mois d’avril, l’élection a été reportée à une date ultérieure après le renoncement d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel.

La date de l’élection présidentielle en Algérie est désormais connue. Dans un communiqué de la présidence, le président algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, a procédé «à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019», le mardi 9 avril, jour où il fut désigné intérimaire de l’Algérie après le renoncement de Bouteflika et sa démission actée le 1er avril.

Conformément à la durée de son mandat, le président par intérim est tenu d’organiser le scrutin présidentiel dans un délai maximum de 90 jours, à savoir trois mois. Si Abdelkader Bensalah envisage d’honorer ce délai en organisant l’élection présidentielle en Algérie le 4 juillet prochain, la poursuite des manifestations dans les rues d’Alger et d’autres villes du pays pourraient avoir une incidence sur le calendrier électoral.

Malgré la démission de Bouteflika, les manifestations dans les rues n’ont toujours pas baissé d’intensité. Après avoir fait chuter le dirigeant algérien en poste depuis 1999, les algériens souhaitent désormais démanteler le système Bouteflika en place depuis près de deux décennies. Tous ceux qui ont eu à collaborer avec l’ancien dirigeant algérien ou à soutenir sa gouvernance sont dans le collimateur des manifestants.

Connu comme un dévoué serviteur de Bouteflika, Abdelkader Bensalah, président par intérim de l’Algérie, est tout naturellement dans le collimateur des manifestants algériens. Après sa nomination le mardi comme dirigeant de la transition, les algériens sont massivement descendus dans les rues pour exiger sa démission. Mais la démission Abdelkader Bensalah pourrait plonger l’Algérie dans un vide constitutionnel contre lequel l’armée a mis en garde la population.

Si le président par intérim quitte ses fonctions suite aux pressions de la rue comme Bouteflika, alors il y’a de fortes chances que l’élection présidentielle algérienne prévue à la date du 4 juillet 2019, soit repoussée sine die.

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