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Burkina Faso : une école incendiée par des assaillants dans le centre-nord

Outre les nombreuses attaques visant les postes de gendarmerie et certaines positions de forces de l’ordre, les assaillants prennent également pour cible au Burkina Faso des établissements scolaires. Dans la localité de Goenega, une école a fait les frais de ces attaques armées à répétition qui secouent une partie du pays depuis quelques années.

Au Burkina Faso, plusieurs établissements scolaires ont été forcés à fermer en raison de l’insécurité auxquelles les habitants de ces localités étaient exposés. Dans le centre-nord du pays, des groupes armés se sont signalés dans un nouvel établissement. A Goenega, les assaillants ont mis le feu à une école avant de prendre la fuite. Heureusement, aucune perte en vies humaines malgré les dégâts matériels causés par cet incendie.

Face au manque de réaction du gouvernement, des centaines de déplacés ont organisé une marche lundi dans la localité de Barsalogho pour protester contre l’insécurité grandissante. Selon une information transmise par Radio Oméga, plus de la motié des villages de la localité de Goenega se sont vidés de leurs habitants, en raison de la récurrence attaques armées.

L’incendie de cette école souligne une nouvelle fois l’incapacité du gouvernement à répondre de manière aux assaillants qui sévissent sur une partie du territoire au Burkina Faso. Comme on peut s’en douter, cette situation occasionne également de nombreux déplacés. «Selon le conseil provincial de secours d’urgence et de réhabilitation(COPROSUR), il y a 101 409 personnes déplacées internes répartis dans 8 communes sur 11 que compte la province du Sanmatenga.», explique Radio Oméga sur sa page.

Le média burkinabè rapporte également sur sa page que «Le nombre de personnes déplacées internes est passé du simple au double entre janvier et mai 2019 (de 82 000 en janvier 2019 à plus de 192 000 en juin 2019) selon une évaluation conjointe faite par OCHA et le Conseil national des secours d’urgence (CONASUR) et dont radio Oméga a obtenu copie». En attendant que la force du G5 au Sahel soit pleinement opérationnelle, les populations des localités ciblées par les assaillants ne devront leur salut qu’à la fuite et à l’abandon de leurs domiciles et commerces.

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