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Mali : une centaine de morts dans l’attaque d’un village Dogon

Plus de deux mois après les massacres d’Ogossagou, le Mali fait face à une nouvelle attaquée visant un village. Accusés par certains d’être à l’origine du massacre qui a fait plus de 150 victimes, les dogons ont été cette fois victime de l’attaque armée qui a eu lieu dans la nuit du dimanche à ce lundi 10 juin. Selon un bilan provisoire, près d’une centaine de villageois ont été péri dans le massacre qui a eu lieu à Sobane-Kou, dans le centre du pays.

La situation sécuritaire au Mali devient de plus en plus préoccupante. Deux mois après l’attaque d’un village Peul qui a fait plus de 150 morts, des hommes lourdement armés ont pris d’assaut la localité de Sobane-Kou située dans le centre du pays. Selon un bilan provisoire, au moins 95 personnes, ont été tuées après l’attaque armée du village dogon de Sobane-Kou, selon un communiqué du ministère malien de la défense.

Mais le bilan pourrait s’alourdir d’un moment à l’autre, car une source contactée par l’AFP a indiqué que «Les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps». Ces faits interviennent après le massacre d’Ogossagou au Mali, un village peul ravagé par des assaillants le 23 mars dernier. Aucun groupe n’avait revendiqué cette attaque, mais certains ont vite fait de pointer du doigt les dogons dans ce massacre.

Après le carnage causé par les assaillants à Ogossagou, le président malien avait limogé le chef d’Etat-Major de l’armée, avant de procéder à un réaménagement du commandement supérieur de l’armée malienne. Mais la crise sécuritaire reste toujours une réalité au Mali, à en juger par l’attaque du village Dogon qui a fait au moins 95 morts ce lundi.

Qui se cache derrière l’attaque de Sobane-Kou?

Pour l’heure, aucun groupe armé qui sévit au Mali n’a revendiqué le massacre causé dans le village Dogon de Sobane-Kou. Une source citée par l’AFP a révélé que «Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation». Quelques jours après le massacre d’Ogossagou, le président malien avait annoncé la dissolution d’un groupe d’autodéfense armé dogon que certains soupçonnaient d’avoir orchestré l’attaque qui a fait plus de 150 morts.

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