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Résultats du PASEC 2024 : Arthur Banga recadre Assalé Tiémoko

Les résultats PASEC 2024 ont été publiés il y’a de cela quelques jours. Ces chiffres font l’objet d’une polémique en Côte d’Ivoire malgré une nette amélioration constatée, comparée aux précédents chiffres du PASEC. Dans une analyse publiée sur son compte ce samedi, Arthur Banga dénonce une analysée erronée de Tiémoko Assalé sur la question du niveau des enseignants en Mathématiques.

Les résultats du PASEC 2024 publiés ce mois d’octobre 2026 affichent des indicateurs encourageants pour la Côte d’Ivoire. Si les signaux étaient au rouge pour la Côte d’Ivoire dans l’évaluation PASEC de 2019, le pays a nettement progressé ces dernières années, à la lumière des résultats du PASEC 2024 rendus publics il y’a de cela quelques jours. Mais cette progression fait l’objet d’une polémique suite à une récente déclaration de Tiémoko Assalé, maire de la commune de Tiassalé. A la publication des résultats du PASEC, le maire ivoirien avait déclaré que 72% des enseignants ivoiriens n’avaient pas le niveau minimal en Mathématiques.

Cette déclaration a suscité une vague de réactions, dont celle de l’analyste politique ivoirien Arthur Banga. L’analyste politique dénonce notamment une manipulation des chiffres par les ‘‘chantres du pessimisme’’ : «Les chantres du pessimisme veulent nous empêcher de dire haut et fort que l’objectif est atteint et que la dynamique est bonne. Et c’est peu dire, d’autant plus que la tendance générale est à la baisse en Afrique, dans l’OCDE comme dans le reste du monde. Ils nous demandent de ne pas célébrer notre progression, alors même que nous avons atteint notre objectif dans un contexte général défavorable.

Tellement pressés d’annoncer les malheurs, les chantres du pessimisme ont menti. Ils ont publié partout que 𝟕𝟐 % 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐧’𝐚𝐯𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐦𝐮𝐦 𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐭𝐡𝐬, alors que les résultats sont là : 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐬 𝟖 % 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐜𝐚𝐬. Le tableau le montre. Les chantres du pessimisme sont obligés de mentir, de manipuler et de banaliser pour exceller dans leur unique objectif : faire le rabat-joie. Les chantres du pessimisme ont exhumé les résultats de 2014 pour montrer que nous ne les avons pas encore atteints.

On aurait pu répondre qu’on ne saurait juger un système scolaire au seul classement du PASEC, car les taux de réussite, l’espérance de vie scolaire, le nombre de jeunes issus de notre système scolaire qui intègrent les prestigieuses universités et le nombre de classes construites sont autant de facteurs à prendre en compte.», laisse entendre Arthur Banga. Si globalement la Côte d’Ivoire a nettement amélioré ses chiffres, il y’a visiblement du chemin à parcourir, à en juger par la polémique alimentée par les propos de Tiémoko Assalé, depuis la publication des résultats du PASEC.