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Enseignants fonctionnaires sans salaires : les graves révélations de Zadi Gnagna

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Les révélations de Zadi Gnagna sur la situation vécue par certains enseignants donnent froid dans le dos. Selon le premier responsable de la plateforme nationale, de nombreux fonctionnaires qui exercent dans l’enseignement seraient actuellement privés de plusieurs mois de salaires, une situation qui pourrait mettre en péril la trêve sociale signée il y’a quelques années entre les syndicats et le gouvernement.

«Le gouvernement a décidé depuis l’année dernière de raidir sa position vis-à-vis des syndicats en prenant des sanctions contre les leaders syndicaux ayant conduit des mouvements de grève. Cette dérive autoritaire du gouvernement est perceptible dans tous les secteurs de l’Administration publique.», a indiqué ce lundi Zadi Gnagna, le président de la plateforme nationale.

A en croire le syndicaliste, l’enseignement serait l’un des secteurs les plus touchés par ce qu’il qualifie de dérive autoritaire à l’endroit des fonctionnaires ivoiriens. L’année dernière, plusieurs enseignants membres de la CNEC avaient entamé une grève. Si les sanctions n’ont pas tardé à tomber, certains grévistes seraient encore frappés par les sanctions pour avoir fait la grève l’année dernière :

«Les violations les plus graves ont été observées dans l’Enseignement supérieur ainsi qu’au ministère de l’Education nationale. Nos publications antérieures ont mis à nu les sanctions subies par les camarades de la Coordination Nationale des Enseignants Chercheurs (CNEC), l’emprisonnement du Secrétaire général et la suspension de salaire toujours en cours des membres du bureau exécutif national qui sont au 12e mois sans salaire.», révèle le président de la plateforme nationale.

Pour Zadi Gnagna, la situation serait encore plus grave au niveau de l’éducation nationale : «Quant au ministère de l’Education nationale, champion des violations des libertés syndicales en Côte d’Ivoire, qui ne se souvient des mesures antisociales prises l’an dernier à l’encontre des enseignants ? Violence, suspension de salaire, ponctions salariales disproportionnées, gel des comptes d’épargne et courants. Ces mesures se sont encore durcies en cette année 2020 . Plus de 300 enseignants sont menacés de radiation de la Fonction publique après trois jours de grève.», souligne Zadi Gnagna. Le 28 janvier dernier, le bureau de la Cosefci avait appelé les enseignants à une nouvelle grève de trois jours, un appel qui n’a pas été suivi comme l’avait espéré l’association syndicale.

Rappelant les énormes progrès faits par la Côte d’Ivoire ces dernières années «dans le domaine du respect des normes du travail, par la ratification de nombreuses conventions et particulièrement des huit conventions fondamentales du travail, par la mise en place de nombreuses structures de dialogue social et surtout par le retour du Bureau International du Travail (BIT).», le président de la plateforme nationale a déploré l’attitude de certaines autorités gouvernementales à mettre en péril ces acquis : «Toutes ces avancées ne doivent pas être détruites par l’attitude de certaines autorités gouvernementales».

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