Last Updated on 10 février 2026 by
L’affaire de détournement de fonds qui a secoué la SNEDAI ces derniers mois a connu son dénouement. Début février 2026, la justice ivoirienne rendait son verdict concernant l’affaire de détournement de fonds qui secouait la société en charge de l’édition des passeports biométriques en Côte d’Ivoire.
L’affaire de détournement de fonds à la SNEDAI n’est pas un encore un épisode fermé, malgré le verdict rendu par la justice ivoirienne. Le 3 février, la justice ivoirienne prononçait les sentences dans le cadre de l’affaire dite de détournement de fonds à la société éditrice des passeports en Côte d’Ivoire. Trois accusés ont été blanchis selon les premières informations que nous avons reçues sur cette affaire. N’Da Hive Kouamé, l’un des principaux accusés dans l’affaire, a été condamné à 7 ans de prison ferme. La justice l’a également condamné à verser une amende de plus 5 milliards de FCFA. Pour ceux et celles qui l’ignorent, N’Da Hive Kouamé a quitté le pays depuis le début de cette affaire. Depuis son lieu d’exil, celui qui est présenté comme le DAF de la SNEDAI a donné sa version des faits, après le verdict rendu par la justice ivoirienne début février :
«je suis tenu par le secret professionnel. Je parle à cœur ouvert, mais je ne transformerai pas une interview en divulgation de documents internes. Ce serait contraire à l’éthique. En revanche, chacun peut se renseigner sur la gouvernance réelle du groupe SNEDAI : les décisions, les validations, les circuits, les signatures. Dans une organisation de cette taille, les flux ne passent pas par une seule main. Ils passent par une chaîne. Une chaîne longue. Structurée. Verrouillée. Et je le dis clairement, avec une voix ferme : faire croire qu’un directeur comptable — car c’est la fonction que j’exerçais dans les faits, et non celle de DAF — aurait pu, et/ou être « à la tête » d’un système opaque, c’est une construction. Mon rôle était encadré : production comptable, documents légaux, procédures. Mon pouvoir n’était pas celui d’un décideur final.
Présenter l’inverse, puis amplifier cette version dans l’espace public, revient à fabriquer une réalité qui ne résiste pas à l’analyse… certains collègues et moi étions en contact régulier avec ma supérieure hiérarchique directe le dernier carré, y compris en dehors des locaux. Dans la pratique, les orientations venaient de cette hiérarchie : nous travaillions avec son accord, avec sa validation. Au quotidien, je passais aussi l’essentiel de mon temps avec deux figures centrales de l’entourage dirigeant. Ce sont elles qui portaient une large partie des instructions, des arbitrages, du rythme, et de la pression.», a-t-il révélé dans sa prise de parole. Rappelons que la société SNEDAI qui s’est portée partie civile dans cette affaire a obtenu le paiement de plus d’un milliard de FCFA à l’issue de ce procès dans cette affaire de détournement de fonds à la SNEDAI. Selon les informations du journaliste Fernand Dedeh, «La société SNEDAI, constituée partie civile, a réclamé et obtenu le paiement de la somme de 1,678 milliards FCFA».





