L’affaire du gendarme tué à Agboville pendant la période électorale d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire connait un nouveau rebondissement. Dans un communiqué officiel publié dans la soirée du mardi, le Procureur de la République a annoncé le défèrement de sieur Aké Jean Marius, désigné comme étant l’auteur du coup de feu mortel, devant la section anti-terroriste.
L’affaire du gendarme tué à Agboville en octobre 2025 pendant une patrouille connait un nouvel essor. A quelques jours de la tenue de l’élection présidentielle d’octobre 2025, une patrouille de la gendarmerie a été prise pour cible par des individus armés sur l’axe Grand-Yapo Agboville. Le sous-lieutenant Danioko Klênon Lacina perdra la vie sur le champ, après l’attaque du véhicule de patrouille de la gendarmerie. Plusieurs personnes seront interpellées dans le cadre de l’enquête liée à la mort de l’officier de gendarmerie le 20 octobre 2025. Activement recherché, le principal suspect, à savoir l’auteur du coup de feu mortel, sera par la suite mis aux arrêts. En tout, 11 personnes seront déférées dans l’affaire du gendarme tué à Agboville le 20 octobre 2025, lors d’une patrouille sur l’axe Grand-Yapo Agboville :
«Le vendredi 16 octobre 2026, AKE Jean Marius a été déféré au Parquet de la Section Antiterroriste du Tribunal d’Abidjan, de même que onze autres personnes. Il s’agit de N’CHO Joël alias « Jojo », YAPI Louis Armand alias « Opel » ou « Côte d’Ivoire », DOFFOU Yapo Thierry, DINDE Odiacho Désiré alias « Dez », SOMONO N’Guessan Aimé alias « Gomez », TRA Bi Tra Pacôme, TANOH Anicet Bernard Brou alias « Barbu », GNAYORO Jean Luc alias « Biloru », N’Goran Kouassi Armand alias « Le Lion », KLOUNZIAN Kablan Guy Roger alias « Ayé » et АКА Jean Vallet. Une information judiciaire a été ouverte à leur encontre, avec mandat de dépôt, pour divers chefs d’inculpation, notamment pour actes terroristes, attentat contre l’autorité de l’État, complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à l’ordre public, participation à une manifestation interdite ou non déclarée et assassinat.», apprend-on dans le communiqué du Procureur de la République.
Au cours d’une conférence qu’il avait animée en octobre 2025, pendant les manifestations interdites, le Procureur de la République avait déclaré qu’il aurait la main lourde face aux actes de terrorisme perpétrées pendant la période électorale. Rappelons également que plusieurs individus ont été mis aux arrêts pour avoir tenté d’incendier une chambre de transfert de gaz situé dans la localité de Jacqueville. Plusieurs bus de la SOTRA ont été aussi incendiés par des individus pendant la période électorale d’octobre 2025.






