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Réintégration de Laurent Gbagbo : Ouattara Alassane dit non à la CADHP

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La réintégration de Laurent Gbagbo sur la liste électorale ivoirienne n’est pas à l’ordre du jour pour le président ivoirien Ouattara Alassane. Il y’a quelques jours, la CADHP, Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples, demandait au gouvernement ivoirien de réintégrer l’ancien président sur la liste électorale, une décision à laquelle l’actuel président ivoirien a opposé un refus catégorique.

La réponse de Ouattara Alassane à la CADHP concernant la réintégration de Laurent Gbagbo sur la liste électorale, n’aura pas tardé. Dans un arrêt rendu il y’a quelques jours, la Cour Africaine basée en Tanzanie, invitait l’Etat de Côte d’Ivoire à prendre toutes les dispositions en vue de réintégrer Laurent Gbagbo sur la liste électorale à la faveur de la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

Pour Ouattara Alassane, «Ce sont des décisions qui sont nulles et de nul effet, nous ne les appliquerons pas et nous n’avons pas l’intention de les appliquer… pour nous c’est une décision nulle et de nul effet, qui n’est pas applicable et ne sera pas appliquée en Côte d’Ivoire». Il y’a quelques mois, la Cour Africaine des droits de l’homme et des Peuples, saisie, par les avocats de Guillaume Soro, ordonnait à l’Etat ivoirien de mettre fin aux poursuites lancées contre l’ancien chef du parlement ivoirien.

La CADHP avait également invité l’Etat de Côte d’Ivoire à réintégrer Guillaume Soro sur la liste électorale. A l’instar des partisans de Laurent Gbagbo, ceux de Guillaume Soro ont également déposé sa candidature au siège de la commission électorale indépendante.

A l’issue de la transmission des dossiers à la Cour Constitutionnelle, les candidats de Guillaume Soro et Laurent Gbagbo ont été déclarées non recevables par la haute juridiction ivoirienne. Rappelons que la Côte d’Ivoire a récemment annoncé son retrait du protocole de la CADHP, emboîtant ainsi le pas au Bénin, au Rwanda et la Tanzanie.

Seuls six pays africains reconnaissent à ce jour officiellement la compétence de la Cour Africaine, une Cour qui est d’ailleurs suspectée d’être au cœur d’un conflit d’intérêt dans son bras de fer l’opposant à l’Etat de Côte d’Ivoire.

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