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Affaire Guillaume Soro : les révélations de Said Penda sur le verdict des juges et de la CADHP

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Le verdict est tombé dans l’affaire opposant Guillaume Soro à la justice ivoirienne. L’ancien chef du parlement ivoirien a été condamné à 20 ans de prison ferme pour détournement de fonds pendant l’acquisition de sa résidence actuelle pour un montant de 1,5 milliard de francs Cfa. Cette condamnation intervient une semaine après le verdict des juges de la CADHP qui ordonnaient la suspension des poursuites contre l’ex-dirigeant de la rébellion ivoirienne.

 

«Le procès qui s’est ouvert ce mardi au palais de justice d’Abidjan a été expéditif, notamment en l’absence des avocats de soro qui avaient décidé de boycotter les débats. Outre les 20 ans de prison ferme dont il écope, soro guillaume devra s’acquitter d’une amende de 4 milliards 500 millions de CFA.

Par ailleurs, l’immeuble qu’il a acquis sur fonds publics détournés a été confisqué au profit de l’État ivoirien, tout comme le jeune homme soro guillaume est privé de ses droits civiques pendant 7 ans. Si ce jugement devait être confirmé en cassation, l’ancien président de l’Assemblée Nationale serait forclos pour la prochaine présidentielle, mais également pour celle de 2025.», a fait savoir ce mercredi le journaliste Said Penda, suite à la condamnation de Guillaume Soro par la justice ivoirienne.

En dépit du verdict rendu par la justice ivoirienne, l’ancien président du parlement ivoirien n’a toujours pas renoncer à ses ambitions politiques dans son pays, notamment devenir le prochain président de la République à l’issue de la présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire.

Said Penda est également revenu sur le verdict rendu par les juges de la Cour Africaine des droits de l’homme et des Peuples, relativement au mandat d’arrêt émis par les autorités ivoiriennes contre Guillaume Soro. Les révélations du journaliste risquent de donner froid dans le dos sur cette affaire :

« Le verdict du tribunal de grande instance d’Abidjan intervient alors que le mercredi 22 Avril 2020, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), saisie par soro guillaume, avait ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire de suspendre toutes les procédures concernant l’homme politique ivoirien et de libérer ses coaccusés.

L’arrêt inique de la juridiction africaine s’apparente à une obstruction à la justice et à une tentative de consacrer une notion d’immunité politique qui n’existe dans aucune législation, même pas dans le traité qui crée cette institution. Tout homme politique, candidat ou non à une élection présidentielle, reste un justifiable au même titre que n’importe quel autre individu.

Rappelons que la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est présidée par un juge ivoirien, Sylvain Oré, pro-gbagbo notoire qui nourrit beaucoup de haine vis-à-vis du régime ivoirien actuel. Mieux, l’avocat qui défend les intérêts de soro guillaume dans la procédure actuelle à Abidjan, Me Diallo Souleymane, appartient au cabinet fondé par l’actuel président de la Cour Africaine.», rapporte Said Penda.

Le journaliste va encore plus loin en émettant l’hypothèse d’un conflit d’intérêt dans la requête adressée par Guillaume Soro à la CADHP, relativement aux poursuites judiciaires dont il fait l’objet dans son pays :

«D’aucuns y voient un possible conflit d’intérêt et un règlement de compte du patron de la haute juridiction africaine, qui avait par ailleurs bénéficié -au moment de sa désignation comme président de cette Cour- du soutien de soro guillaume, alors Premier Ministre du gouvernement gbagbo.», conclut l’homme de médias.

 

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