La mise en place du nouvel organe électoral est une priorité pour l’opposition ivoirienne. En début de semaine, plusieurs partis d’opposition et associations de la société civile, ont déposé auprès du ministre de l’intérieur, une proposition commune relative à la mise en place de la nouvelle structure chargée d’organiser les élections en Côte d’Ivoire. Pour Tiémoko Assalé, président de ADCI, la nouvelle instance doit fournir des garanties d’impartialités à tous.
Le nouvel organe électoral CI est très attendu par les partis d’opposition. Après la tenue des élections présidentielles et législatives en 2025, le chapitre de la commission électorale indépendante a été définitivement tourné, suite à la dissolution de l’instance. Le gouvernement ivoirien a annoncé par ailleurs la mise en place d’une nouvelle instance en charge des élections, après la dissolution de la CEI. Dans le cadre de la mise en place du nouvel organe, l’opposition ivoirienne dans sa grande majorité, a décidé de parler d’une même voix. A l’issue d’échanges et de discussions qui ont eu lieu au siège du PPA CI, une proposition commune a été soumise au ministre de l’intérieur, relative à la mise en place du nouvel organe électoral en CI.
Signataire de la proposition commune, Tiémoko Assalé plaide pour des garanties de transparence avec la nouvelle structure électorale ivoirienne attendue : «Le nouvel organe électoral appelé à être mis en place doit être non seulement impartial, mais également présenter toutes les garanties d’impartialité. Une telle exigence ne peut être satisfaite qu’à travers un consensus sur les modalités et les mécanismes de désignation de ses membres… C’est aussi la raison pour laquelle nous appelons à un dialogue inclusif sur cette question. Si l’objectif poursuivi est véritablement de renforcer la confiance, alors celle-ci ne peut naître que de la concertation, de l’ouverture et de la transparence.
Personne ne devrait craindre la transparence électorale. Le Premier ministre lui-même l’a rappelé en juin dernier : lorsqu’il est déclaré à un candidat qu’il a perdu une élection, encore faut-il pouvoir lui apporter la preuve de sa défaite. Autrement dit, il doit exister une démonstration claire, vérifiable et incontestable que le vainqueur proclamé est bien le vainqueur réel. Tout est contenu dans cette affirmation du Premier Ministre. Elle résume à elle seule l’exigence fondamentale qui doit guider toute réforme électorale : la confiance ne se décrète pas, elle se démontre.», déclarait le président du parti ADCI, en réaction à la question d’un journaliste.






