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Présidence de Thiam au PDCI : verdict de la justice le 22 octobre

La présidence de Tidjane Thiam à la tête du PDCI RDA est mise à rude épreuve depuis plus d’un an, suite à une assignation en justice portée par certains plaignants. Ces derniers contestent notamment les conditions d’élection du président actuel du parti, lors du congrès de décembre 2023 qui s’est déroulée à Yamoussoukro. Selon Arthur Banga, trois scénarios sont envisageables dans le feuilleton judiciaire auquel le PDCI est confronté depuis plus d’un an.

La présidence de Tidjane Thiam au PDCI RDA a fait l’objet d’une assignation en justice l’année dernière. En première ligne des plaignants, Valérie Yapo, l’une des délégués du parti démocratique de Côte d’Ivoire. Les plaignants contestent notamment la nationalité de Thiam, lors du congrès de décembre 2023 qui a été marqué par son élection à la tête du parti. Le parti démocratique de Côte d’Ivoire joue une part importante de son avenir le jeudi 22 octobre en justice.

C’est la date à laquelle la justice rendra normalement son verdict au sujet des plaintes déposées contre le président du PDCI RDA, l’ancien ministre Tidjane Thiam. Selon une analyse effectuée par Arthur Banga, trois cas de figure sont possibles dans ce feuilleton judiciaire. Pour l’analyste politique, le premier dénouement pourrait être le rejet des plaintes déposées contre le président du parti, ce qui signifierait une victoire juridique importante, non seulement pour Tidjane Thiam, mais également pour ses nombreux soutiens. Mais les deuxième et troisièmes scénarios possibles ne seraient pas en faveur du parti, selon l’opinion de l’analyste politique Arthur Banga :

«𝐃𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐜𝐞́𝐧𝐚𝐫𝐢𝐨 : 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐨𝐛𝐭𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐠𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞. C’est le scénario qui me paraît le plus probable. Il faudrait alors revenir au secrétariat exécutif de 2003, dirigé par Guikahué, et confier la présidence au doyen d’âge des vice-présidents afin d’organiser un congrès.

𝐓𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐜𝐞́𝐧𝐚𝐫𝐢𝐨 : 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐭𝐮𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢, suivie de l’organisation d’un congrès dans les meilleurs délais. C’est, à mon sens, l’hypothèse la moins probable, mais aussi la plus lourde de conséquences pour l’organisation.

C’est donc peu dire que le PDCI-RDA et sa direction retiennent leur souffle. Il est, de toute façon, temps de tourner cette page judiciaire pour permettre au parti de se concentrer sur l’essentiel : son organisation, son implantation territoriale, son renouvellement et sa capacité à reconquérir le terrain politique.», écrit Arthur Banga. Jean-Louis Billon, en disgrâce actuelle avec la direction du PDCI RDA, fut l’un des premiers cadres du parti à avoir contesté et remis en cause la présidence de Tidjane Thiam au PDCI, tout comme sa présentation en tant que candidat du parti à la présidentielle d’octobre 2025.