La convocation des cadres du PDCI par le juge d’instruction suscite de nombreuses réactions au sein de la formation politique ivoirienne d’opposition. Dans une déclaration lue pour le secrétaire exécutif du PDCI, la plus vieille formation politique ivoirienne récuse toute assimilation ou association à une quelconque organisation criminelle et terroriste.
La convocation des six cadres du PDCI RDA par la justice intervient après des convocations adressées à cinq personnalités du PPA CI. Avant la présidentielle d’octobre 2025, le PDCI et le PPA CI ont se sont donnés la main pour mettre en place le front commun. En août 2025, le front commun tiendra une première manifestation dans la commune de Yopougon, manifestation qui réunira des milliers de partisans des deux formations politiques. Dans le cadre de la présidentielle d’octobre 2025, plusieurs manifestations, pourtant interdites, ont eu lieu dans certaines localités du pays. Dans le cadre de l’enquête en cours sur les troubles survenus pendant la période électorale d’octobre 2025, le vice-président du PPA CI, Katinan Koné été récemment interpellé.
A l’issue de son interpellation, cinq cadres du PPA CI, ont été convoqués en justice ces derniers jours. C’est désormais au tour du PDCI RDA, allié du PPA CI au sein du front commun, de voir ses cadres être convoqués en justice. Parmi les cadres convoqués, figure Dia Houphouët, ancien député de la circonscription de Yopougon, par ailleurs nommé responsable au sein du front commun qui avait été mis en place. Dans une déclaration lue pour le secrétaire exécutif du parti, la formation politique a élevé une vive protestation contre la convocation des cadres PDCI RDA devant le juge d’instruction : «Déclaration du PDCI-RDA relative aux convocations de six responsables du parti devant le doyen des juges d’instruction du huitième cabinet du tribunal de première instance d’Abidjan.
Le jeudi 15 octobre 2026, des convocations ont été adressées par madame le vice-président, doyen des juges d’instruction, en charge du huitième cabinet d’instruction au tribunal de première instance d’Abidjan aux personnalités suivantes du PDCI-RDA : Monsieur Georges Philippe Ezalé, vice-président, vice-coordonnateur des activités des vice-présidents du PDCI-RDA, conseiller spécial du président du parti. Monsieur Alain Kokou Tré, ancien ministre, vice-président, directeur de cabinet du président du PDCI-RDA. Monsieur Mandjia Biya Roger, vice-président, directeur général du PDCI-RDA. Monsieur Youhou Dia Oufoué Augustin, vice-président, secrétaire exécutif chargé de la mobilisation. Fia Hervé, membre du bureau politique. Kouakou Diom, membre du bureau politique.
Selon les informations portées à la connaissance du parti, des convocations s’échelonnent du 15 au 23 octobre 2026, plusieurs d’entre elles faisant référence à la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Ces convocations sont intervenues après l’annonce par le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire, PPACI, de la convocation de cinq de ses responsables devant le huitième cabinet de la session antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Pour le PDCI-RDA, cette succession de procédures visant les responsables de deux grandes formations de l’opposition constitue un signal politique grave. Le PDCI-RDA y voit une nouvelle étape dans la pression exercée sur ceux qui portent une voix différente et réclament des garanties démocratiques pour notre pays…
Au demeurant, le PDCI-RDA, parti de dialogue et de paix, profondément attaché aux valeurs qui ont fondé la Côte d’Ivoire, rejette avec force toute association ou assimilation à une quelconque organisation criminelle ou terroriste. De même, l’expression d’un désaccord doit appartenir à la vie démocratique et ne pourrait constituer une menace contre la République et les institutions qui l’incarnent. En outre, le PDCI-RDA réaffirme son attachement à une justice indépendante et impartiale, condamne la violence et soutient la recherche de la vérité sur tout acte répréhensible, quel que soit l’auteur.
Le PDCI-RDA refuse que la crise électorale d’octobre 2025 devienne le prétexte permanent à la mise sous pression et à la répression de l’opposition.», lisons-nous dans la déclaration du parti, relative à la convocation des six cadres PDCI RDA devant le juge d’instruction. Ces cadres sont invités à se présenter au plus tard le 23 octobre devant le juge d’instruction. Dans son communiqué, le PDCI RDA a invités les organisations sous-régionales, notamment la CEDEAO, à avoir un regard attentif sur les procédures judiciaires visant les cadres de l’opposition ivoirienne, notamment les cadres du PPA et du PDCI RDA.






