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Affaire Tariq Ramadan : une psychologue interpelle Macron

Arrêté depuis le 2 février dernier suite à des plaintes pour viol, Tariq Ramadan est selon plusieurs sources victimes d’une diabolisation dans la presse.

L’affaire Tariq Ramadan a aussi suscité la réaction de la psychologue Fanny Bauer-Motti, en plus des nombreux partisans du conférencier musulman. Devant une procédure judiciaire qu’elle considère comme bâclée par la presse, la psychologue s’est adressée au président Macron à travers une lettre ouverte ce mardi. Placé en garde à vue à Paris maintenu en détention depuis le 02 févrierTariq Ramadan est-il victime d’une théorie du complot dans les affaires de viol qui l’opposent à la justice française ? Pour certains partisans du conférencier et professeur d’Etudes islamiques à l’université d’Oxford, l’innocence du théologien ne fait aucun doute. Après une première plainte pour viol déposée par Henda Ayari, Tariq Ramadan fait désormais face à trois plaintes pour viols et agression. Alors que la justice française est à l’œuvre pour établir la vérité des faits, certaines élites ne manquent pas de dénoncer le non-respect du principe de la présomption d’innocence dans cette affaire de viol opposant Tariq Ramadan à trois plaignantes en France : « Alors que d’autres hommes politiques, sous le joug du même type d’accusation, sont en liberté — ce qui est normal, via la présomption d’innocence —, Tariq Ramadan a été placé en détention et à l’isolement total. Pendant les premiers 45 jours, il a été privé de visites familiales et d’appels téléphoniques, un droit dont jouissent même les criminels de droit commun. D’autre part, Tariq Ramadan n’a pas eu l’autorisation jusqu’à aujourd’hui d’appeler tous ses enfants. Les juges ne lui donnent pas cette autorisation. En France, en 2018, quel traitement est-ce que celui-là ? La présomption d’innocence est là pour protéger le justiciable. En faire fi, c’est exposer à toutes les dérives la justice et l’Homme. Est-ce cela la loi telle qu’elle peut s’appliquer en France ? ».

Polémique sur l’état de santé de Tariq Ramadan

« Neuf médecins ont confirmé le diagnostic de la sclérose en plaques, y compris le médecin en chef de la prison Dr. Farid Mehareb. Il a affirmé que l’état de santé de Tariq Ramadan était incompatible avec l’incarcération. Ces rapports ont été mis en doute sur fond de discrimination latente puisque l’avocat d’une des plaignantes, Me Morain, a ouvertement exprimé devant les magistrats qu’il s’agit de « ce docteur Farid », citant le prénom. Oblitérant le nom, insinuant le lien communautaire. Est-ce que de tels procédés ont leur place dans le droit français ? Il ne s’agit pas des seules dérives. Afin de décider du maintien en détention de Tariq Ramadan, le tribunal nomme un expert chargé de l’examiner. Lors de la première expertise, vingt minutes ont suffi à déclarer que la santé de ce dernier était compatible avec le maintien en détention. Une expertise si « précise » qu’elle lui donne dix kilos de plus que son poids réel. Cet examen médical a été contesté par l’équipe juridique de Tariq Ramadan et les juges d’instruction ont été contraints d’ordonner un second examen. Leur rapport, initialement attendu le 31 mars, doit maintenant être rendu le 15 avril. La nouvelle expertise a duré plus d’une heure, et un bilan plus poussé « aurait été fait ». Mais alors pourquoi cela n’a pas été le cas lors de la première expertise ? Et comment pouvons-nous avoir confiance en un système qui remet en question l’expertise de médecins qui connaissent le dossier de Tariq Ramadan depuis des années et attestent que la détention provisoire n’est pas compatible avec son état de santé ? De quoi est coupable Tariq Ramadan pour que l’on ne respecte ni son intégrité, ni sa santé, durant le temps de l’investigation. Y a-t-il des zones de non-droit en France ? », a écrit la psychologue.

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