Last Updated on 23 mars 2026 by Firmin Agbé
Dans la lutte contre le terrorisme en Guinée, une dizaine de ressortissants de pays étrangers ont été arrêtés et déférés. Quelques citoyens de nationalité guinéenne ont été aussi mis aux arrêts selon un communiqué diffusé par le Procureur général Fallou Doumbouya.
La lutte contre le terrorisme en Guinée a permis de plusieurs individus, dont certains seraient affiliés à des cellules dormantes. Dans la sous-région ouest africaine, la lutte contre le terrorisme est un fléau inquiétant pour les Etats Membres de la CEDEAO. Cette lutte est particulièrement accrue dans les pays frontaliers aux Etats frappés par le terrorisme. En République de Guinée, les forces de défense et de sécurité sont fortement mobilisées pour lutter contre ce fléau. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en Guinée, plus d’une dizaine d’individus, principalement étrangers, ont été arrêtés et déférés après une enquête :
«Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry porte à la connaissance de l’opinion publique que, dans le cadre de la mise en œuvre rigoureuse de la politique pénale définie par le Gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, plusieurs procédures judiciaires d’envergure ont été engagées et conduites avec diligence sur l’ensemble du territoire national, en étroite coordination avec les services de défense et de sécurité. Il ressort des investigations judiciaires, menées, qu’un groupe composé de onze (11) individus dont sept (7) maliens, deux (2) nigériens, un (1) burkinabé et un (1) guinéen a été interpellé au cours du mois d’avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan.
Dans cette même dynamique, un autre individu malien nommé Fotigui DAOU a été interpellé à Kankan par la Gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM). Les investigations menées sur l’intéressé ont permis de mettre en évidence des liens entre lui et le GSIM, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs individus, dont certains de nationalité guinéenne. Lors de son interrogatoire, il a reconnu avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, révélant ainsi son implication volontaire dans le financement d’activités à caractère terroriste).», lisons-nous dans le communiqué du Procureur Fallou Doumbouya.
Selon les informations fournies par le Procureur, les enquêtes menées dans cette lutte contre le terrorisme en Guinée ont révélé l’existence de groupes de messagerie affiliés aux terroristes. Ces groupes totaliseraient 513 membres dont 38 sont de nationalité guinéenne. Le Parquet général invite les populations guinéennes à une étroite collaboration avec les autorités en vue de lutter contre ce fléau qui frappe la sous-région ouest africaine.







