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Doumbia Major dénonce les nouvelles alliances politiques de Guillaume Soro

Président du CPR, Doumbia Major ne rate aucune occasion de s’exprimer sur les choix politiques faits par Guillaume Soro depuis son divorce avec le président Ouattara Alassane, il y’a de cela environ un an. Après avoir refusé d’officialiser son adhésion au RHDP, l’ancien premier ministre ivoirien a décidé de rejoindre la plateforme de l’opposition mise en place par Bédié.

Guillaume Soro a décidé de rejoindre l’alliance de l’opposition après sa rupture politique avec le RHDP l’année dernière. A l’origine de ce divorce entre l’ex-Pan et pouvoir actuel, la présidentielle d’octobre 2020, à laquelle Guillaume Soro risque de ne guère participer, en raison des graves accusations de déstabilisation dont il fait l’objet dans son pays, depuis deux semaines. Doumbia Major est récemment revenu sur les nouvelles alliances politiques tissées par l’ancien chef du parlement ivoirien après son départ du parti unifié, départ officialisé le 8 février 2019 par sa démission de la présidence de l’Assemblée Nationale.

Pour le président du CPR, Guillaume Soro est parfaitement dans son droit de quitter le RHDP, s’il estime que ses intérêts et ceux de la formation politique qu’il sert ne vont plus dans le même sens : «J’aurais pu avoir un minimum de respect pour Soro, lorsqu’il a fait sa rupture avec le président Ouattara pour aller s’allier avec Bédié et le FPI de Gbagbo. Il a le droit de ne pas aimer Ouattara et le droit de rompre ses liens avec lui si leurs intérêts venaient à être opposés.», explique le président du CPR.

Cependant, Doumbia Major déplore les nouvelles alliances politiques nouées par l’ancien premier ministre ivoirien, notamment avec l’opposition ivoirienne : «Mais dans ses nouvelles alliances, s’il avait pris le soin d’exiger la mise en place et l’adoption d’une charte dans laquelle les signataires s’engagent à renoncer à tout discours de division ethniques et religieuse, de repli identitaire et communautariste, et à rompre avec les discours d’incitation à la haine xénophobe contre d’autres ivoiriens, il aurait mérité mon respect.  Ça aurait donné de lui quelqu’un qui peut rompre avec un individu avec lequel il a un conflit de leadership, mais qui ne trahit pas et ne renonce pas à ses convictions et à la CAUSE pour laquelle il s’est battu», rapporte le président du CPR.

Selon Doumbia Major, les choix politiques opérés par Guillaume Soro depuis son départ du parti unifié, ne sont guère cohérents avec les ambitions politiques qu’il épouse : «Mais là il s’est mis dans une situation où il étale à la fois son inconstance et son incohérences, et la recherche obstinée du pouvoir, l’a mis dans une situation ridicule, où, isolé, il traîne comme un cabot affamé derrière des gens qu’il a combattus et humiliés dans un passé récent.

Sans le lui dire, ces gens aux pieds desquels ils rampe aujourd’hui pour avoir une simple audience, prennent leur revanche historique sur lui, en se servant de lui comme un second couteau et un faire-valoir». Actuellement frappé par un mandat d’arrêt international, l’ancien premier ministre ivoirien voit sa participation à la prochaine présidentielle plus que jamais compromise. En cas de non-candidature, il devrait sans surprise appeler ses partisans à voter pour un candidat de l’opposition ivoirienne.

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