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Affaire Gbagbo CPI: l’OFFPI de Marie Lorougnon réagit à l’appel de Bensouda

L’affaire Gbagbo et Charles Blé Goudé à la CPI a pris un nouveau tournant suite à la décision d’appel de Fatou Bensouda, la Procureure de la Cour Pénale Internationale. Acquittés en première instance, l’ancien président ivoirien et son protégé devront encore patienter plusieurs mois avant un éventuel retour au pays où une possible condamnation à la Haye. Dans un communiqué, l’organisation des femmes du FPI dénommé OFFPI, instance dirigée par Marie-Odette Lorougnon, a réagi à la décision de la Procureure.

Ce lundi 16 septembre 2019, la procureure de la Cour Pénale Internationale(CPI) Madame Fatou Bensouda a indiqué faire appel de la décision d’acquittement prononcée par les juges de la cour de première instance en faveur du président Laurent Gbagbo et du ministre Blé Goudé.

Décision attendue, au regard des enjeux : le président Laurent Gbagbo est un maillon essentiel de la reconstruction de la Côte d’Ivoire par la réconciliation de ses filles et fils.

Décision inattendue, du fait que l’exposé des motifs de l’acquittement a été clair : la procureure, dont le dossier est vide, n’a pas été capable, pas une seule fois, de prouver la validité et la vérité des charges qu’elle s’emploie à faire porter au président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. En d’autres termes, pour la cour – et nous lui donnons raison – Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont innocents de toutes les accusations portées contre eux.

Décision prévisible, néanmoins, car, de tout le temps qu’a duré ce procès inique, jamais la procureure n’a eu à cœur de faire triompher la vérité sur les auteurs réels des crimes dont elle s’entête à faire porter la responsabilité au président Laurent Gbagbo et à Charles Blé Goudé.

Décision prévisible car, et cela devient de plus en plus évident, à défaut de les faire condamner, la procureure veut faire en sorte de retarder le plus possible le terme définitif de ce procès.

Son objectif: maintenir le président Laurent Gbagbo loin de la Côte d’Ivoire et l’empêcher vaille que vaille de prendre sa part à la vie de ses concitoyens.

Son but : satisfaire aux injonctions de ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre afin de permettre à leurs poulains de diriger impunément le pays en pillant ses ressources.

Quoi qu’elle n’est guère surprise de cette décision qui n’a rien à voir avec la justice, la vraie, l’OFFPI
s’indigne :

1-de l’attitude de Mme Bensouda, qui n’honore pas l’institution qu’elle prétend représenter

2-du silence coupable de la communauté internationale et particulièrement de l’UA

Prend à témoin la communauté nationale et internationale de ce que cette décision constitue une entrave au processus de réconciliation dont le président Laurent Gbagbo est, nous le redisons avec force, un maillon essentiel en Côte d’Ivoire

Appelle les femmes éprises de justice et de paix à user de tous les moyens démocratiques pour faire triompher la vérité et le droit

Enfin, l’OFFPI sait pouvoir compter sur les juges de la chambre d’appel de la CPI pour ne pas se laisser distraire par les manœuvres dilatoires de la procureure Fatou Bensouda.

Fait à Abidjan le 17 septembre 2019
Pour l’OFFPI
La secrétaire Nationale Marie Odette Lorougnon Gnabry
Vice-présidente du FPI.

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