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Erreurs dans les manuels scolaires: André Silver Konan accuse Kandia Camara

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André Silver Konan s’est une nouvelle fois exprimé dans la soirée de ce mercredi sur le scandale des erreurs contenues dans certains manuels scolaires au programme cette année en Côte d’Ivoire. Si l’éditeur a reconnu sa responsabilité dans cet incident, le journaliste ivoirien pointe du doigt la responsabilité de la ministre Kandia Camara, chargée de l’éducation nationale.

Le scandale des erreurs contenues dans les manuels scolaires alimente toujours les débats en Côte d’Ivoire. Face à l’indignation suscitée par ces fautes d’orthographe, le ministère de l’éducation nationale a apporté des éclaircissements sur l’incident. Selon le communiqué, les erreurs dans les manuels scolaires ivoiriens, qualifiées d’inacceptables par Alain Lobognon, auraient été commises lors du processus d’impression des livres destinés à l’apprentissage des élèves ivoiriens. L’éditeur NEI-CEDA chargé de l’impression des manuels au programme scolaire a d’ailleurs présenté ses excuses à la ministre Kandia Camara, assumant à cette occasion la responsabilité de cet incident :

«Il est intolérable qu’une société comme la nôtre puisse produire des ouvrages à distribuer à des enfants du primaire avec ces fautes. Nous reconnaissons notre entière responsabilité.», a souligné Dominique Le Bouch, à la sortie d’une audience avec la ministre de l’éducation nationale. Le patron de la maison d’édition a d’ailleurs annoncé un plan d’urgence pour une révision des manuels scolaires au programme :

«Nous avons rassuré Madame le Ministre que nous avons déjà mis en place un plan d’action qui consiste en une correction immédiate de toute la collection du CPI au CM2. Tous les manuels seront revus et corrigés et un certain nombre sera réédité dès cette année scolaire. Ce travail sera validé ensuite par les experts du ministère afin de s’assurer qu’il n’y a plus de coquilles.», a poursuivi le patron de NEI-CEDA.

Si l’éditeur assume l’entière responsabilité de cet incident dans les livres d’apprentissage au programme scolaire cette année, le journaliste André Silver Konan pointe plutôt du doigt la responsabilité directe de la ministre de l’éducation nationale :

«Il y a près d’une semaine, nous sommes entrés directement dans un combat acharné (j’en conviens) pour que des manuels scolaires comprenant des fautes intolérables, soient retirés du programme scolaire en Cote d’Ivoire. Nous nous sommes engagés au nom d’un principe simple : le droit à une bonne éducation pour nos enfants, dans un contexte où la plupart des décideurs trouvent insultant pour leurs enfants et dégradant pour eux-mêmes, l’inscription des leurs, dans les écoles de leurs propres pays. Quelle bel amour pour leurs pays !

Pour atteindre cet objectif, nous avons utilisé un moyen simple : pointer à raison (je répéte : à raison), la responsabilité directe de la ministre Kandia Camara qui n’a pas pris la précaution préalable de faire relire par ses services, des manuels qu’elle a personnellement validés au programme scolaire. L’erreur dans un livre est permis, c’est la culpabilité de l’éditeur. Mais la présence d’un livre au programme scolaire, relève de la responsabilité directe du ministre chargé de l’Éducation. Aucun débat là-dessus. Seuls les hypocrites voulaient nous faire croire le contraire.», a fait savoir ce mercredi le journaliste ivoirien.

André Silver Konan a également soulevé une polémique très importante sur la mise à la disposition des élèves, les nouveaux manuels scolaires qui seront revisés par NEI-CEDA. Les parents d’élèves devront-ils débourser encore de l’argent pour se procurer ces nouveaux manuels revisés ? A cette question qui reste sans réponse actuellement, le journaliste suggère que les nouveaux livres corrigés soient échangés contre les anciens contenant des fautes d’orthographe, sans la moindre contrepartie financière :

«Nous avons gagné la bataille des livres pourris qu’on voulait maintenir sur le marché. C’était notre proposition dès l’éclatement de l’affaire : retirer les livres incriminés. Nous passons donc à autre chose. En espérant que les décideurs s’assureront que les parents qui ont acheté ces livres insultants, puissent avoir de nouveaux livres, sur simple présentation des anciens (nouvelle proposition)».

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