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Le FOSCAO réagit au mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro

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Censé rentrer en Côte d’Ivoire le 23 décembre, Guillaume Soro a finalement fait route vers une autre destination, en raison d’un mandat d’arrêt international émis contre lui par les autorités ivoiriennes. Dans un communiqué officiel diffusé le mardi, le Société Civile de l’Afrique de l’Ouest section Côte d’Ivoire, a fait part de son inquiétude sur la situation socio-politique qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (FOSCAO) RELATIF A LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE IVOIRIENNE.

Depuis plusieurs jours le Forum de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest section Côte d’Ivoire (FOSCAO-CI) a appris l’interdiction sur toute l’étendue du district d’Abidjan de manifestions et ce jusqu’au 05 janvier 2020, annonce faite par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Cette annonce a occasionné le report puis l’annulation du meeting que projetaient d’organiser la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix (CDRP) ainsi que Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS).
En outre le lundi 23 décembre 2019, le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Soro Guillaume avait invité ses partisans à accueillir ce dernier qui devrait arriver après un long séjour passé hors du pays. Ce même jour, l’on a appris que l’avion transportant l’ex-Président de l’Assemblée Nationale a atterri à Accra au Ghana après avoir été dérouté. Au plus, 15 partisans dont des députés proches de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, réunis au siège de Générations et Peuples Solidaires ont été arrêtés selon le Procureur de la République. Aussi un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre de Monsieur Guillaume Soro pour tentative d’atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national pour détournement de deniers publics portant sur la somme de 1,5 milliards de francs. A quelques mois seulement des élections présidentielles, le FOSCAO-CI s’inquiète du recul progressif des libertés fondamentales que sont les libertés d’expression et d’opinion, de réunion et de manifestation, gages d’une démocratie réelle et d’une élection ouverte et crédible.
Au regard de l’histoire sociopolitique récente de la Côte d’Ivoire empreinte de violence avec ses conséquences de morts, de fragilité du tissu social, de violation des droits de l’homme, le FOSCAO-CI rappelle aux acteurs politiques la nécessité de la cohésion sociale, la mise en place et le renforcement du processus démocratique en vue d’une paix durable.
Le FOSCAO-CI demande au gouvernement de créer les conditions d’une participation saine de l’opposition dans le jeu démocratique en Côte d’Ivoire. Il invite le gouvernement à éviter toute action visant à restreindre la voix de l’opposition.
Le FOSCAO-CI rappelle au gouvernement ses obligations et engagements en matière de protection des droits civils et politiques consacrés par les instruments juridiques nationaux et internationaux, entre autre, la constitution ivoirienne, la charte africaine pour la démocratie, les élections et la gouvernance ainsi que le pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Le FOSCAO-CI estime pour sa part que la paix, le respect des droits des hommes et des libertés fondamentales, la démocratie, sont les seuls éléments dont la Côte d’Ivoire a besoin pour amorcer pleinement son développement et pour atteindre l’émergence.

Fait à Abidjan, le 24 Décembre2019.

Pour le FOSCAO Côte d’Ivoire

DRISSA Soula.

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