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Grève des enseignants : la Cosefci maintien son mot d’ordre

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Cela va faire bientôt deux mois que dure la grève des enseignants en Côte d’Ivoire. Face à l’indifférence du gouvernement devant ses revendications, la Cosefci a décidé de reconduire son mot d’ordre pour le lundi 18 mars 2019.

La Cosefci a décidé de reconduire pour le lundi 18 mars 2019 son mot d’ordre relatif à la grève des enseignants en Côte d’Ivoire. Depuis le 22 janvier dernier, les élèves du secondaire et du primaire public sont à la maison, faute d’enseignants dans les salles de classe. Parmi les revendications adressées au ministère de l’éducation nationale et au gouvernement, la revalorisation de la prime de logement accordée aux enseignants.

Il y’a de cela quelques jours, une rencontre avait pourtant eu lieu entre une délégation de la Cosefci et le cabinet de la ministre Kandia Camara : «le 14 mars 2019, le Directoire a rencontré le Chef de Cabinet du Ministère de l’Éducation Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle. Ce même jour, le Directoire a rencontré le groupement des associations de parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire.», explique la Cosefci dans un communiqué.


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A l’évidence, la rencontre n’a pas débouché sur des décisions concrètes, puisque le mot d’ordre de la grève des enseignants est reconduit le 18 mars 2019, pour une durée illimitée :

«Vu l’absence d’interlocuteur crédible à répondre aux revendications. Le Directoire décide conformément à l’AG du 6 mars 2019 de continuer la grève sur toute l’étendue du territoire national, En conséquence, le Directoire invite tous les enseignants de Côte d’Ivoire à garder la classe fermée et à ne céder à aucune manœuvre d’intimidation d’où qu’elle vienne.», rapporte Pacôme Atta, le porte-parole de l’association syndicale dans un communiqué.

Le bras de fer qui oppose le ministère de l’éducation nationale et la Cosefci depuis près de deux mois a engendré des scènes de violence dans les villes de Bouaké et de Lakota. Plusieurs enseignants grévistes avaient vu leurs comptes gelés, suite à leur refus de reprendre les cours malgré les nombreux appels du gouvernement.

D’ailleurs, la Cosefci a «adressé plusieurs courriers et plaintes aux organisations de la société civile, au BIT et à diverses tribunaux pour dénoncer l’attaque perpétrée par des individus non identifiés contre nos camarades de Bouaké et de Lakota, l’incendie des motos de nos camarades de Bouaké, le gel des comptes des enseignants, les arrestations et emprisonnements de nombreux Syndicalistes.», lisons-nous dans le communiqué.

Après avoir organisé une marche pacifique, la Fesci a décidé de s’impliquer d’avantage dans cette crise de l’école ivoirienne qui dure depuis deux mois. Dans un communiqué officiel, la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire a appelé les élèves du privé à un élan de solidarité pour une résolution de la crise qui secoue l’éducation nationale depuis le 22 janvier :

« Elle (Fesci) demande à tous les élèves des établissements scolaires privés tout comme publics et étudiants de toutes les universités privées et publiques et grandes écoles d’être solidaires des élèves contraints de rester hors des classes. Elle invite, si rien n’est fait, tous les élèves et étudiants à des mobilisations le mardi 19 mars 2019 dans tout le pays pour demander la reprise immédiate des cours».

En réaction à la crise scolaire ivoirienne, le député Alain Lobognon avait pour sa part exiger le renvoi de Kandia Camara et une implication personnelle du président et du premier ministre dans cette grève des enseignants.

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