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Meurtre de Faustine N’Guessan (Paroisse Sainte Cécile) : un crime rituel ?

Faustine Brou N’Guessan, secrétaire de la paroisse Sainte Cécile située aux Vallons à Cocody, a été retrouvée morte il y’a quelques jours, dans l’enceinte de son lieu de culte. Au cours d’une conférence de presse, le père Augustin Obrou, le chargé de communication de l’Archevêché d’Abidjan, a livré de plus amples informations sur les circonstances de la mort de la chrétienne.

L’église catholique a donné de plus amples informations sur le meurtre de la paroissienne Faustine Brou N’Guessan, retrouvée morte il y’a seulement quelques jours dans la paroisse Sainte Cécile du Vallon. A en juger par les informations transmises par le père Augustin Obrou, chargé de communication de l’Archevêché d’Abidjan, il y’a toutes les raisons de croire que ce meurtre est un crime prémédité, et non le simple fait du hasard. Dans son point presse, le père Obrou a donné quelques détails sur l’aspect que présentait le corps de la paroissienne lorsqu’il a été découvert :

«Faustine Brou N’Guessan a été tailladée avec un objet tranchant en des endroits précis (tête, poignée, cou et doigts) montrant le professionnalisme du tueur, afin d’empêcher sa victime de survivre». Le meurtrier a visiblement fait irruption à la paroisse Sainte Cécile dans l’unique but de mettre fin aux jours de dame Faustine Brou N’Guessan. Aussi, l’assassin de la paroissienne ne s’est accaparé d’aucun objet de valeur de sa victime, ce qui écarte du coup la théorie du vol ou de l’attaque à main armée des causes de ce meurtre crapuleux commis dans l’enceinte de l’église Sainte Cécile du Vallon dans la commune de Cocody.

Le chargé de communication de l’église catholique a par ailleurs appelé les paroissiens à dénoncer toute situation étrange qu’ils pourraient constater au sein de leur paroisse, pour éviter de telles tragédies : «Nos paroisses ont des agents de sécurité, mais il serait souhaitable que les fidèles signalent les anomalies qu’ils constatent dans le comportement des gens qui viennent sur nos paroisses. C’est vrai que l’Église est un lieu de recueillement, on ne se mettra pas à fouiller les gens par souci de créer une psychose, néanmoins certaines attitudes nous obligent à être plus vigilants».

Le meurtrier a réussi à déjouer la vigilance de la sécurité, probablement en se fondant dans la masse. Poursuivant, le père Obrou a rappelé que «le cardinal Jean-Pierre Kutwa a demandé que tout soit mis en œuvre pour que le meurtrier soit mis aux arrêts… l’église est miséricorde, mais cette miséricorde se fait dans la justice».

Le crime rituel, un hypothèse non plausible

Selon les informations fournies par le père Obrou Augustin, aucune partie (main, doigts, orteil, langue…) de la victime n’a été prélevée par l’assassin après le meurtre. Les ritualistes ont souvent tendance à prélever certains membres de leurs victimes pour recourir à leurs pratiques occultes. L’hypothèse du crime rituel ne tient donc pas dans le meurtre de dame Faustine Brou N’Guessan, la secrétaire de la paroisse Sainte Cécile, un lieu de culte qu’elle servait depuis une trentaine d’années.

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