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Grève des enseignants: recul de la Cosefci après les menaces de Kandia?

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La grève des enseignants en Côte d’Ivoire, initiée par la Cosefci du 28 au 30 janvier 2020, pourrait ne pas avoir lieu. A la veille de l’arrêt de travail, l’organisation syndicale a rendu un communiqué sur ses activités dans le cadre de ses revendications. Mais le communiqué est resté silencieux sur le maintien du mot d’ordre d’arrêt de travail prévu à partir du mardi, un silence qui sonne comme une victoire de Kandia Camara qui avait mis en garde les syndicalistes contre tout arrêt de travail.

“Camarades du système éducatif
Partenaires du système éducatif ivoirien
Chères organisations de défense et de droit de l’homme.
Amis de la presse nationale et internationale

Le directoire régionale de COSEFCI , une faîtière de lutte du secteur éducation et formation a initié en ce lundi 27 Janvier 2020 cette conférence de presse pour dénoncer et condamner ces multiples violations flagrantes de nos libertés constitutionnelles et les différentes atteintes physiques , morales et psychologiques portées à l’encontre des syndicalistes de la région”.

Les faits

“Le 25 Février 2019 , répondant à l’appel du mot d’ordre de grève lancé par la COSEFCI , les camarades syndicalistes de Bouaké se sont réunis à Bouaké au quartier Ahougnassou, en bordure de route au environ de 7h pour une concertation quand soudain un véhicule de type 4*4 se mit à foncer en leur direction.
Le véhicule vint à percuter les engins garés juste à côté et des hommes en sortirent armés d’armes à feu , de machettes , de gourdins pour se mettre à la poursuite des camarades syndicalistes.
Ce même jour et les 2 jours qui suivirent , ces mêmes hommes armés visitaient les domiciles des leaders syndicaux locaux proférant des menaces à l’encontre de leur famille.

Le bilan de cette attaque que nous traitons de terroriste reste lourd :
12 motos calcinées
03 motos emportées
Des blessés graves
Des troubles psychologiques

Une plainte est déposée à la suite auprès du procureur de la république près le tribunal de première instance de Bouaké mais jusqu’à ce jour aucune suite.
En fin d’année scolaire , alors que la COSEFCI suspendait son mot d’ordre et invitait les enseignants à participer aux examens de fin d’année, certains responsables syndicaux de cette faîtière de lutte se sont vus écartés de l’organisation de ces examens .

Dans le cadre de sa campagne d’ information et de remobilisation, de cette année scolaire 2019 – 2020, la COSEFCI, faîtière syndicale a entrepris à travers ses nationaux et/ou ses représentants locaux une tournée dans les différents établissements publics du pays .

Les DRENET de Bouaké ont décidé, sans raison évoquée, de refuser l’accès des établissements aux Syndicalistes depuis le 18 janvier 2020 pour la tenue de leurs différentes activités syndicales”.

Notre analyse

“Ces faits constituent une violation flagrante de la liberté syndicale qui est pourtant un droit constitutionnel”.

Notre position

“Nous denonçons et condamnons ces entraves graves à la liberté syndicale.
Nous prenons à témoin la communauté nationale et internationale sur ces dérives autoritaires qui mettent en mal nos libertés .

Fait à Bouaké , le 27 Janvier 2020 .

Pour le porte parole régionale de la COSEFCI

Ballo N’guessan Emmanuel”.

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